Nouvelle-Zélande : à la découverte de Wellington

Après Auckland, voici mon dernier article consacré à l’île du Nord. Un article qui me tient particulièrement à cœur. Vous l’aurez compris si vous avez lu les précédents épisodes, on ne peut pas dire que j’aie beaucoup aimé les villes néo-zélandaises. J’ai détesté Auckland au premier regard et si j’ai trouvé que Rotorua était une ville agréable, il n’y a eu aucune agglomération dans notre découverte de l’île du Nord qui m’a donné envie d’y passer plus de quelques jours (déjà pas mal qu’il y en ait au moins une qui ne m’ait pas donné envie de fuir !) La nature m’a autrement plus séduite que ces cités sans âme. Et puis, il y a eu ma rencontre avec Wellington. Mes photos de la ville ne lui rendent pas hommage, elles ont toutes été faites avec mon petit téléphone.

Le port de plaisance de Wellington
Wellington sous un ciel bleu

Vu que jusque-là les villes néo-zélandais ne nous emballaient pas plus que ça, nous n’avions pas prévu de passer du temps à Wellington. Nous devions juste y prendre le ferry. Et puis, Benjamin a eu du travail urgent à faire (et donc besoin d’internet et par extension d’une bibliothèque). On pensait aller directement à Christchurch, en faisant la route d’une traite, mais le ferry était très cher et on a préféré attendre un jour ou deux que les prix baissent. A quoi tiennent les rencontres parfois… On a pris la route depuis North Playmouth (qui est bien moche mais sympathique comme ville soit dit en passant) sous une pluie battante. Le temps était exécrable. La route est sinueuse et avec un gros van, des 4×4 qui roulent comme des barges, une tenue de route limite et une visibilité proche du néant, ça n’a pas franchement été une partie de plaisir. J’étais fatiguée et passablement énervée par le trajet. Je n’avais qu’une envie, me poser et vite.

Et puis, d’un coup, alors que je pensais que cette route n’allait jamais finir, je l’ai vue, là, devant moi. On longeait une voie ferrée, collée à l’océan, noyée dans le brouillard. La mer d’un côté, la montagne de l’autre, au fond, Wellington. Une ville qui semblait prête à être broyée par les éléments. J’en aurais pleuré tellement c’était beau. Le port industriel, toutes ces nuances de gris, ces formes fantomatiques, j’ai été conquise au premier regard. Non, ce n’était pas beau, c’était mieux que ça. C’était mystérieux et inattendu. J’ai de suite aimé Wellington autant que j’ai détesté Auckland. Malgré la pluie, le froid, le brouillard et ma mauvaise humeur, j’ai su que je voulais découvrir cette ville et que j’allais l’aimer passionnément. Un coup de foudre, ça ne s’explique pas.

Bon, après 30 minutes à tourner en rond pour trouver une place – payante qui plus est, j’étais vachement moins sure d’aimer. Mais alors vraiment vraiment moins. On a vite senti que cette ville n’était pas faite pour les voitures, on n’imaginait pas encore à quel point ! La bibliothèque n’ouvrait pas de suite alors on a commencé notre découverte de la ville par le marché de Noël. Il y avait plein d’artisans avec de très jolies choses, on aurait voulu tout acheter ! On zappe la balade sur le port pour cause vent, on apprendra plus tard que c’est la ville la plus ventée au monde… d’où son surnom, Windy Welly. Après un rapide coup d’œil sur Campermate, on se rend compte qu’il n’y a pas un seul camping ouvert aux vans non self-contained dans le coin et que les contrôles sont drastiques. On fait donc 40 min de route pour aller passer la nuit dans un camping abordable. On y rencontre un monsieur très gentil mais avec le pire accent du séjour, parfois la communication est une vraie torture.

Retour en ville le lendemain. Nouvelle galère pour se garer, on se prend le chou de bon matin, on est à deux doigts de repartir par le premier ferry tellement poser le van semble être mission impossible. On trouve une place dans un quartier excentré. On décide de ne plus le bouger avant notre départ. C’est LE secret pour apprécier cette ville : poser son gros van dans un coin reculé et l’oublier. Une fois débarrassés du problème de stationnement, tout est allé beaucoup mieux et on a pu découvrir la ville plus sereinement. Nous y avons séjourné 2 fois. 3 jours avant de prendre le ferry et à peu près autant au retour. C’a été bien trop court. C’est un des rares endroits où j’aurais voulu vivre quelques temps. Il y a peu, on m’a demandé « mais il y a quoi à faire à Wellington ? » Et bizarrement je n’ai rien trouvé de génial à répondre. Profiter des cafés, du port, des parcs, des bars, de l’ambiance de la ville, tout simplement.

Avec à peine 200 000 habitants (et le double pour l’agglomération) la capitale du pays est peu peuplée et laisse beaucoup de place aux espaces verts. J’ai aimé les maisons en bois anciennes et pleines de charme, les rues en pente et les raccourcis qui se perdent au milieu des jardins que je m’imaginais déjà prendre tous les matins pour aller au boulot, les adresses sympas qui fourmillent, la vie nocturne – plus présente ici que dans le reste du pays, la douceur de vivre, la géographie si particulièrement de cette ville qui semble coincée entre mer en montagne. C’est si beau. J’ai aimé le port de plaisance où on peut faire du kayak ou du paddle en plein centre au pied des gratte-ciel, le port de commerce et ses immenses machines plus fascinantes les unes que les autres et ses paquebots aussi grands que des immeubles. J’ai aimé la vue depuis le Mont Victoria au coucher de soleil. Et les pistes de VTT au cœur de la ville. J’ai aimé la bibliothèque si agréable et son excellent café. J’ai aimé la multitude de petits torréfacteurs et de micro-brasseries. Wellington a été élue capitale où la vie est la plus agréable. Je veux bien le croire, c’est une petite ville pleine de charme qui grouille de bonnes adresses et possède une offre culturelle intéressante, le tout dans un cadre tout de bleu et de vert (et de gris quand même parce qu’il y pleut souvent). Le paradis je vous dis ! Mais un paradis trop venté à mon goût, il lui fallait bien un défaut.

Raccourcis arborés entre les maisons à Wellington
Se perdre dans les sentiers qui serpentent entre les maisons

En dehors des sorties dans les bars et cafés que nous avons écumés avec délectation, je retiendrai deux moments forts de nos passages à Wellington : la visite du musée Te Papa et celle de Zealandia. Te Papa est un musée à voir si vous souhaitez découvrir l’histoire néo-zélandaise. Une grosse partie est consacrée à la géologie, et notamment aux tremblements de terre, une autre, absolument passionnante, se penche sur l’histoire maorie et celle de la colonisation. Une très belle découverte. On y a passé 2 demies journées et ce n’était pas assez ! Quant à Zealandia, c’est un de mes plus gros coups de cœur du voyage. Au point que je rêve d’aller faire 6 mois de stage chez eux même si je n’ai aucune des compétences requises. C’est un projet un peu fou de rendre à une vallée proche du centre un aspect qui ressemblerait à celui qu’elle a pu connaître avant l’arrivée de l’homme dans la région. Ils prévoient d’y arriver dans… 500 ans. J’ai été émue par cette belle initiative et je suis tombée amoureuse de l’endroit. Idéal si vous souhaitez observer les oiseaux et en apprendre plus sur eux.

Wellington est définitivement le paradis du hipster, je me suis demandé si tous les cafés ne torréfiaient pas eux-mêmes et si tous les bars ne brassaient pas leur bière (à la louche c’est plutôt 1 sur 2 ou 3, les autres s’approvisionnent chez leurs voisins). Ici les bons produits, les productions locales et le fait maison sont la norme. Les barbus tatoués aussi. A côté les coins hipster parisiens font pâle figure. Ca ne semble pas tant être un effet de mode que bel et bien un art de vivre. Je m’y suis de suite sentie un peu comme chez moi. J’avais envie de tester toutes les adresses qu’on croisait et de me balader sans fin dans les rues des quartiers excentrés. En plus ils ont un food market où on trouve des plats à emporter délicieux venus des 4 coins du monde à des prix abordables. Comment voulez-vous que je résiste ? La ville étant un passage obligé pour prendre le ferry je ne saurais que trop vous conseiller d’y passer 2 ou 3 jours si vous en avez la possibilité. Le temps de voir le musée, Zealandia, d’aller voir le studio qui a fait les effets spéciaux du Seigneur des anneaux (on n’a malheureusement pas eu le temps) et de profiter de l’ambiance de la ville autour d’un café ou d’une bière. Sans hésiter ma ville coup de cœur du voyage.

Wellington : vue imprenable sur la ville depuis le Mont Victoria
Vue imprenable sur la ville depuis le Mont Victoria

A faire, à voir

Te Papa : pour mieux comprendre le pays, que ce soit par sa géologie ou son histoire
Zealandia : un magnifique projet, la nature en pleine ville, idéal pour observer les oiseaux
The Weta cave : le studio d’effets spéciaux du Seigneur des anneaux (pas vu mais on nous l’a recommandé)
Le front de mer : pour découvrir la ville, voir les bateaux, profiter du bord de mer en plein centre
Le mont Victoria : pour la vue imprenable sur la ville au coucher du soleil
Le parlement : visiter les monuments historiques et découvrir le centre politique du pays

Nos bonnes adresses

Fortune favors : bonne bière, ambiance sympa
Leeds street bakery : du très bon pain et c’est rare dans le coin !
Wellington chocolate factory : excellent chocolat, et ils vendent des fèves de cacao torréfiées ❤
Best ugly bagels : un pain qui sort du four devant toi, pour des bagels simples et terriblement efficaces
Midnight espresso : une déco sympa et une super offre bouffe maison à n’importe quelle heure, pas très cher, délicieux
The rogue and vagabond : ambiance relax, grande terrasse et bonnes bières
Lanason brew bar : des passionnés de café, l’endroit idéal pour s’essayer à des techniques improbables comme le siphon
Capital market : pour bien manger pas trop cher, c’est là que ça se passe, plein de petits stands où trouver son bonheur

KC cafe and takeaway : excellent resto chinois, pas cher, copieux et ouvert tard le soir, on en garde un souvenir ému
The library : très bons cocktails, bons produits à grignoter et belle déco, un endroit comme on les aime, sans doute l’adresse la plus chic de notre séjour
Bebemos : joli bar sélection de bières intéressante, bonne ambiance
Black coffee : pas le meilleur café de la ville mais la déco est chouette et on peut y jouer au flipper
Peoples coffee : un des meilleurs cafés que j’ai jamais bu !
N’hésitez pas non plus à essayer les cafeterias de la librairie centrale et de Zealandia : testées et approuvées.

La ville regorge de bonnes adresses et beaucoup de bars ont ouvert depuis notre départ. Ma liste de lieux à tester ne cesse de s’allonger… Impossible d’en faire le tour en quelques jours seulement ! Une ville dans laquelle j’aurais aimé avoir le temps de me poser pour vivre quelques temps.

Vue panoramique du port de Wellington
Vue panoramique du port

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