Nouvelle-Zélande : la flore

Bon, autant vous prévenir de suite, je n’y connais absolument rien en flore. Ni d’ici, ne de là-bas. Ou en tout cas bien trop peu pour un article « sérieux » sur le sujet. Je vais donc vous balancer mes photos de fleurs « pour faire joli » même si pour la plupart je ne connais pas leur nom. Quelques remarques d’ordre général toutefois sur ce que nous avons vu. Je vais essayer de ressortir ce que j’ai appris sans raconter trop de bêtises…

L'arbre solitaire de Wanaka
L’arbre solitaire de Wanaka

J’ai trouvé la flore néo-zélandaise assez surprenante. Dans les prés, beaucoup de fleurs que l’on trouve aussi chez nous : genet, digitale, carotte sauvage, bouton d’or, marguerite, pâquerette… Les graminées semblent aussi être les mêmes dans l’ensemble. Bref, quand on regarde le sol, on peine à croire qu’on est à l’autre bout du monde. C’en est presque décevant.

Mais dès qu’on lève les yeux, c’est une autre affaire ! Aucun arbre connu à l’horizon. Pas de chêne, de hêtre ou de bouleau dans les forêts. L’inconnu le plus total. Il y a quelques pins, des saules et des peupliers mais je soupçonne tout ça d’avoir été importé pour décorer les jardins et faire de jolies allées. Beaucoup d’eucalyptus aussi mais je pense qu’ils viennent d’Australie. Pour le reste quasiment que des arbres que je ne connaissais pas. Très perturbant. Parmi eux, le Christmas tree, appelé ainsi car il se couvre de belles fleurs rouges à la période de Noël.

La Nouvelle-Zélande a été coupée du monde pendant quelques millions d’année. La plupart des espèces sont endémiques. Les choses ont commencé à changer avec l’arrivée des premiers colons, maoris tout d’abord, puis anglais. Les premiers sont arrivés entre le X° et le XIV° siècle quant aux européens, ils découvrent l’île en 1642. Le pays rejoindra la couronne d’Angleterre en 1840. Maoris comme anglais ont largement contribué à la déforestation des deux îles pour laisser la place à des pâturages et permettre l’élevage. Les européens ont également importé des essences pour leurs jardins.

Collines verdoyantes Nouvelle-Zélande
Collines verdoyantes : la forêt à laisser la place aux pâturages

Il reste malgré tout pas mal de forêts primaires en Nouvelle-Zélande, appelée là-bas le « bush ». Une forêt dense qui tient souvent bien plus de la véritable jungle sous ce climat humide. Les sentiers sont très bien balisés et entretenus, il serait parfois difficile sinon de s’y frayer un chemin. Dans les zones humides, on trouve la seule espèce de palmier du pays. Durant le siècle dernier, les néo-zélandais ont pris conscience des problèmes environnementaux causés par la déforestation. S’ils font parfois des choix écologiques controversés, ils défendent ardemment leur biodiversité. 14 parcs nationaux, 19 parcs forestiers et 3 parcs maritimes ont ainsi été créés pour protéger leur écosystème unique.

La Nouvelle-Zélande a une grande variétés de climats sur un petit territoire et bien sûr, la végétation s’en ressent : on ne trouve pas du tout les mêmes espèces sur l’île du Nord et du Sud, ni même parfois à quelques kilomètres de distance, ça contribue à l’incroyable diversité des paysages de ce pays. Si dans l’ensemble le pays est très humide et très vert, on est surpris d’y rencontrer également des paysages bien plus arides. 

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Autre spécificité bien connue de Nouvelle-Zélande : l’incroyable prolifération des fougères. Il y en a plus de 1200 variétés dans le pays ! On en trouve absolument partout. Les sous-bois en sont parfois totalement envahis avec des espèces arborescentes majestueuses.  Certaines sont très impressionnantes. La fougère argentée est celle que l’on retrouve sur le célèbre drapeau des All Blacks. Elle est l’emblème du pays. 

Pour les fleurs, certaines espèces qu’on trouve ici dans les jardins poussent là-bas comme de la mauvaise herbe au bord des chemins, particulièrement les capucines, qui tissent des tapis entiers et les églantines qui forment des buissons d’une densité assez surprenante. Evidemment, sur les milliers de photos que j’ai prises, pas une pour immortaliser ce phénomène. Si au début j’ai été très étonnée de retrouver beaucoup de fleurs connues, au fur et à mesure du voyage cette impression s’est trouvée parfois contredite (tempérée en tout cas) : dès qu’on s’éloigne des collines verdoyantes on découvre une toute autre végétation, souvent bien plus surprenante.

D’une manière générale, j’ai trouvé qu’au printemps la densité de fleurs au mètre carré était hallucinante. Chaque pré ou bordure de chemin semble recouvert de fleurs. Je ne sais pas si c’était particulier à cette année où si c’est toujours aussi fleuri. Là encore, je n’ai malheureusement pas pris de photos pour illustrer. En tout cas c’était plein de couleurs et on avait l’impression que tout poussait par bouquets, prêts à être ramassés.

Des fleurs par milliers
Des fleurs par milliers

On est tombés en pleine floraison du manuka, un arbre au fleurs blanches dont le miel est très réputé pour ses nombreuses vertus. C’est la premier arbre qu’on a appris à reconnaître en arrivant là-bas. C’est aussi celui que j’ai le plus souvent pris en photo. J’aurais aimé pouvoir enregistrer les odeurs qui ont accompagné le début de notre voyage, une odeur de fleur blanche mêlée à la terre humide, légèrement sucrée. Je n’ai jamais réussi à l’identifier mais elle restera pour moi l’odeur incomparable du printemps néo-zélandais.


2 réflexions sur “Nouvelle-Zélande : la flore

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